• Impossible de faire comprendre à un paysan africain qu’il a fallu quelques jours à la première puissance mondiale pour trouver 700 milliards de dollars US nécessaire à la  sauvegarde d'un capitalisme devenu fou. Impossible d’imaginer quelques jours plus tôt qu’on pourrait nationaliser des entreprises aux Etats-Unis. Eh oui, nous vivons dans un monde en plein bouleversement, caractérisé par deux mots clés : changement et complexité. Plus rien n’est comme avant, plus rien ne sera comme avant, plus rien n’est simple. Toutes les certitudes sont remises en question. Les remèdes préconisés par la Banque Mondiale, le FMI, les partenaires au développement ainsi que les dirigeants africains, ne nous sont plus d’aucune utilité. Pire, ces antidotes à la crise risquent désormais de constituer autant d’obstacles à la compréhension des nouveaux problèmes qui nous assaillent.

    Peut-on raisonnablement parler de succès lorsqu’on voit l’état de nos économies africaines ? Peut-on parler de succès lorsque des enfants d’Afrique fuyant la misère périssent dans les eaux glaciales de la Méditerranée ou dans le désert du Sahara ? La crainte, la peur et l’inquiétude s’installent partout, et surtout chez les jeunes diplômés en quête d’un emploi. Ils ont de moins en moins confiance en eux mêmes et en leurs dirigeants qui sont plus des patrons que des leaders.

    Tout bon manager doit adapter ses méthodes de gestion à la conjoncture économique. Il en de même pour nos dirigeants.  L’Afrique du 21ème siècle doit être différente. Elle ne peut plus être gérée à la « papa » ou à la « baguette ». Des nouveaux challenges sont apparus face à la mondialisation des affaires,  à la crise financière et à l’économie. L’état actuel de l’économie africaine évoque cette histoire de bûcheron qui, faute d’avoir compris comment démarrer sa tronçonneuse, s’en sert comme une scie ordinaire. Quelle perte d’énergie ? Quel gâchis ?

    En présence de peu de résultats positifs obtenus depuis les indépendances, nos pays deviennent passifs aux dysfonctionnements constatés (corruption, clientélisme, médiocrité, etc). La politique de l’autruche devient la règle. Personne ne veut procéder aux réformes profondes dont nos économies ont besoin. Pourtant, c’est d’un changement dont nous avons besoin : nous devons pouvoir penser plus vite, travailler plus intelligemment, rêver plus grand et interagir de façon très différente. Ce changement culturel exige une race nouvelle de leaders, d'hommes politiques totalement différents des patrons pour lesquels la plupart d’entre nous avons travaillé, et que nous sommes peut être devenus.

    Intellectuels , professionnels, cadres, hommes politiques, chers compatriotes africains, quel continent voulions-nous transmettre à nos enfants ? Prenons nos RESPONSABILITES.

     


    aucun commentaire

  •   Gabon: Le train constitutionnel en marcheC
    omme le veut notre constitution, Madame la Présidente du Sénat a solennellement  prêté serment comme Présidente par intérim de la République Gabonaise. Je voudrais ici, saluer la maturité institutionnelle de notre pays. Le Gabon n’est ni la Guinée Conakry, ni le Togo en terme de transition. C’est un premier pas, et je garde l’espoir que d’autres  s’en suivront. Le train constitutionnel est en marche. Mais comment pouvait-il en être autrement ?

    La question qui se pose à nous gabonais, n’est pas de savoir qui va être le prochain président. Il y en aura bien un, et un seul parmi les 1 300 000 habitants .Il ou elle sera, peut-être du nord du Gabon, du sud, de l’est ou de l’ouest. Peu importe, il ou elle sera notre président(e).  La vraie question est de savoir quel sera le Gabon de demain. Quel pays voulons-nous enfin construire ? Que nous proposent nos hommes politiques et comment comptent-ils nous conduire là où cela vaut la peine d’y être ?

    Chers compatriotes,

    La prochaine élection présidentielle n’est pas une question d’hommes ; ce n’est pas non plus une question d’idées, de discours, de projets. En quarante ans, notre pays s’est entouré des meilleurs spécialistes, des experts, des consultants qui nous ont pondu des rapports, des discours, des projets, des recommandations et j’en passe. Mais concrètement, où en sommes-nous aujourd’hui ? Pourquoi avons-nous échoué à bâtir un pays de rêve ?

    Selon moi, nous devons élire un Homme- Projet. Il s’agit de trouver celui qui peut PORTER  une perspective d’avenir , celui qui nous dira clairement là où on va  et comment y aller. Un vrai capitaine et non un dictateur, un manager et non un patron, un visionnaire et non un rêveur.

    Je ne crois pas à Superman, ce personnage de bande dessiné que nous avons adoré lorsque nous étions gamins et que nos enfants glorifient. Les miracles ne sont plus de notre époque, tout comme l’improvisation, la médiocrité et la cupidité. Seul le « travail bien fait » est admirable.

    Alors, je lance un appel à nos hommes politiques : Soyez à la hauteur de la Tâche, à la  hauteur des Attentes du peuple gabonais. Respectez-le. Servez-le. Aimez-le.

    Que DIEU bénisse le GABON
    JFO


    1 commentaire
  • Chers compatriotes,

     

    LIBRE TRIBUNE :  Décès d'Omar Bongo OndimbaJe viens d’apprendre, comme des milliers de téléspectateurs, les yeux rivés sur le petit écran au soir d’une élection européenne, la triste et douloureuse nouvelle de la disparition du doyen des chefs d’Etat africain, en la personne du président gabonais Omar Bongo ONDIMBA.

    Ma première pensée va naturellement à sa famille, à ses proches et à  notre peuple .La disparition d’un homme, tel qu’il soit, est une douleur et une tristesse. Je m’incline respectueusement devant ce drame qui touche durement la famille du disparu mais aussi le peuple gabonais, l’Afrique et le monde entier.

    Le respect de cet homme, nous pousse au recueillement, à la retenue, à la réflexion, et à la recherche du meilleur consensus politique pour notre pays. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de faire le bilan de l’action de l’homme politique. D’autres le feront, tout au moins, les historiens l’écriront. Ce qui m’intéresse, c’est aujourd’hui et demain, ce qui m’intéresse c’est mon pays, c’est ma terre natale.

    Je n’étais pas un homme politique, parce que j’ai beaucoup de respect au peuple pour ne pas lui mentir.

    Je n’étais pas un homme politique, parce que je n’avais pas les épaules aussi larges pour porter l’espérance de mon peuple.

    Je n’étais pas un homme politique, parce que ce qui se faisait par ceux qui nous dirigeaient ne me convenait pas.

     

    Je n’étais pas un homme politique parce que j’aimais ma liberté.

    Je  n’étais pas un homme politique au sens où cela se définissait dans mon pays c'est-à-dire se servir.

    Honorer la mémoire du disparu, nous impose un devoir simple à nous tous, gabonaises et gabonais : le Respect de notre constitution et le respect du choix du peule gabonais.

    Nous demandons tout simplement que la constitution soit appliquée, notamment dans son article 13.

    Je lance un appel patriotique, à l’armée, la police et la gendarmerie d’être les garants de la légitimité constitutionnelle. La paix est le legs que le défunt président nous a donné. Que DIEU nous aide à la préserver et à la transmettre à nos enfants.

    QUE DIEU BENISSE LE GABON

     



    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires